Débuter en photo ? Guide ultime pour les débutants

Comment bien débuter en photo ? C’est une question extrêmement importante, très courante, récurrente mais qui a le mérite d’être posée ! On a tous commencé un jour en photographie, donc la question est bien normale.

Dans cet article, je vais essayer de créer au maximum du contenu utile afin de pouvoir aider les personnes débutant en photographie. Comme tout domaine, avoir une expertise prend énormément de temps. Cependant, je vais essayer de faire un résumé ici concentrant les bases de la photographie afin que les débutants se lancent dans la photo avec de bonnes bases.

A travers cet article, nous allons voir un grand nombre de points-clés afin de bien débuter en photo. Tous les sujets énoncés dans cet article ont déjà été traités plus en profondeur dans des articles dédiés au thème en question. Les liens seront toujours là pour que vous puissiez consulter l’article en question. Nous allons principalement voir les bases mais également quelques petites astuces qui feront que vous partirez avec une longueur d’avance. Suivez-moi pour la suite de l’article !

 

Bien débuter en photo en comprenant le triangle d’exposition

Le triangle d’exposition est la base des bases en photographie. C’est une notion ultra important qu’il faut bien assimiler. C’est une expression groupe trois notions importantes en photographie :

  • Les ISO
  • L’ouverture
  • La vitesse d’obturation

 

Les ISO

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C’est le premier paramètre qui rentre dans le triangle d’exposition. Les ISO sont tout simplement la mesure de la sensibilité à la lumière. ce qu’il faut retenir, c’est que plus la valeur ISO faible et meilleur la qualité sera. Au contraire, plus cette valeur sera élevée, plus il y aura du bruit numérique, et moins la qualité sera bonne. Sur les appareils photos actuels, cette valeur va de 100 jusqu’à 102400 de manière générale. Certains font encore plus, mais cela reste rare. Ne vous prenez pas la tête, paramétrez vos ISO sur “automatique” afin de ne pas vous compliquer la vie.

 

L’ouverture

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L’ouverture est le deuxième paramètre permettant de gérer son exposition. Cette dernière permet de régler le diamètre d’ouverture du diaphragme. C’est un paramètre ultra important quand on se lance dans la photo car c’est notamment grâce à elle que vous pourrez réaliser des beaux flous d’arrière-plan.

L’ouverture est donc la quantité de lumière que votre objectif laisse passer vers le capteur. Ce qu’il faut retenir, c’est que plus vous ouvrez grand (valeur f/ petite) et plus vous allez pouvez obtenir un sujet bien net avec arrière-plan bien flouté/faible profondeur de champs. Et plus vous fermez votre objectif (valeur f/ grande) et plus votre profondeur de champs sera grande (l’intégralité de la photo qui sera nette).

 

La vitesse d’obturation

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La vitesse d’obturation est le troisième et dernier paramètre servant à régler l’exposition d’une photo. Cette dernière correspond à laquelle le miroir qui est dans votre boitier s’ouvre puis se referme. C’est la vitesse à laquelle votre boitier laisse entrer la lumière. Donc pour bien comprendre, avec une vitesse lente comme 10s, la capteur restera 10s ouvert et donc plus de lumière a le temps de rentrer vers votre capteur. Au contraire, avec une vitesse très rapide du style 1/4000s, le capteur aura très peu de temps pour recevoir la lumière. Cela signifie dans les faits qu’une vitesse lente vous permettra d’avoir des jolies traînées, les nuages qui défilent, etc. Ceci étant car il s’est passé un grand nombre de choses en l’espace de 10s. Et au contraire, à 1/4000s, l’appareil fige les mouvements. Donc typiquement adapté pour prendre une voiture de course passée, ou bien un surfer en pleine action !

 

L’histogramme

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L’histogramme est un outil très important à comprendre pour bien débuter en photo. Il représente la répartition des intensités et des couleurs sur l’image. C’est un outil ultra utile en photographie de manière générale car il permet de voir si votre photo est correctement exposée ou pas. Pourquoi est-ce plus pertinent que votre jugement en voyant l’écran ? Tout simplement car l’histogramme apporte des valeurs exactes et va dire à travers son schéma si la photo est trop sombre, bien exposée ou trop exposée.

En regardant notre écran, on peut se dire que la photo est très bien et qu’elle est correctement exposée. Et pourtant, en fonction de la luminosité ambiante, des réglages de votre écran LCD ou de ce que vous prenez en photo, vous pouvez vous tromper.

Un histogramme comme à la valeur 0 et se termine à la valeur 255. La valeur 0 correspond aux noirs, le milieu correspond aux tons gris moyens et 255 représente les blancs de l’image. En photo, on considère qu’un histogramme réussi est un histogramme qui couvre toutes les valeurs. L’idée est qu’il y ait une bonne répartition générale. Au contraire, il n’est pas pertinent de tout avoir vers les noirs ou tout vers les blancs. Tout réuni vers le centre signifie une image qu’avec des tons moyens, et donc très peu contrastée, à éviter également donc.

 

La profondeur de champ

Qu’est-ce que c’est ?

La profondeur de champ est un concept très important en photo, et surtout en photo de portrait. Il va falloir donc bien suivre ! Pour faire très simple (et c’est le but de l’article), la profondeur de champ est un terme qui désigne la zone de l’image qui est considérée comme net par l’œil. C’est-à-dire qu’au devant (plus rare) de notre image et à l’arrière (bien plus fréquent), on a des zones qui sont totalement floues, où presque rien n’est visible. Ces zones-là ne font donc pas parties de la profondeur de champ. La profondeur de champ, c’est unique la zone nette.

 

Dans les faits

Quand on se lance dans la photo, on prend en général du matériel qui n’est plus le même que l’on avait l’habitude d’utiliser quand on faisait de la photo avec des petits compacts. On s’équipe en général d’un reflex (qui a un grand capteur) ainsi qu’au moins un objectif fixe quand on fait du portrait.

La combinaison reflex avec objectif fixe, fera automatiquement que vous allez avoir des flous sur votre image, mais VOLONTAIRES, pas des flous de bougé. Un flou artistique, un bokeh. Un bokeh, c’est un terme qui concrètement désigne le fait d’avoir ce flou d’arrière-plan. Avec ce nouveau matériel, le bokeh est facile à faire, c’est un effet même très recherché en portrait. Avoir un beau flou d’arrière-plan pour mettre en valeur notre sujet. Il est très important de savoir quels éléments impactent la profondeur de champ.

 

Les éléments qui l’impactent

Voici les éléments qui vont faire que votre profondeur de champs sera très réduite :

  • avoir une grande ouverture (f/1.4, f/1.8, f/2, f/2.8)
  • avoir un grand capteur (plein format, APS-C, micro 4/3)
  • avoir une focale longue (plus facile d’avoir un bokeh avoir un 100mm qu’avec un 28mm)
  • être près du sujet (si vous vous éloignez, votre profondeur de champ augmentera)
  • éloigner le sujet de son arrière-plan (si vous le collez à un mur, le mur sera net, tout comme le sujet)

 

Petit ex pour illustrer les propos. Votre profondeur de champs sera très réduite si vous utilisez un 135mm ouvert à f/2 visé sur un capteur plein format, si vous êtes à 3 mètres du sujet et que son arrière-plan est éloigné.

Au contraire, votre profondeur de champs sera très grande si vous prenez votre scène avec un compact (très petit capteur ainsi qu’un objectif de faible longueur focale dessus), que vous ouvrez à f/8, que vous êtes à 6 mètres du sujet. Très simplement.

 

Les modes à utiliser quand on débute en photo

Présentation des modes

Vous avez déjà sûrement entendre parlé des modes P, Av, Tv et M. Ce sont les modes créatifs de votre appareil photo. Alors, ca va aller assez vite, je ne vais pas vous faire perdre votre temps. Déjà, si vous achetez un appareil de type reflex, on oublie directement le mode automatique. Si vous vous lancez dans la photo, ce n’est certainement pas pour avoir un appareil qui fait tout à votre place.

Le mode P est considéré comme un mode semi-automatique mais il se rapproche bien plus de l’automatique. Effectivement en bougeant la molette, l’appareil se charge de modifier deux voire trois paramètres afin que l’exposition reste correcte. Donc, le mode P, on oublie également.

Vous avez ensuite les modes A/Av et S/Tv, ce sont des vrais modes semi-automatiques. C’est ceux-là qui vont vraiment vous permettre d’être créatifs en photo sans passer une heure à régler l’exposition, on y revient juste après.

Le mode M, mode manuel va faire en sorte que ce soyez vous qui réglez à 100% votre exposition. Donc très puissant quand on sait l’utiliser pour certaines situations (pas toutes, le mode Av suffit même pour moi à 90% du temps). Mais au moment de débuter en photo, ce n’est clairement pas le mode avec lequel il faut commencer, vous allez vous emmêler les pinceaux. Et même à niveau plus élevé, car on se concentre sur le matériel au lieu de se concentrer sur la scène et la composition.

 

Mode à utiliser par excellence : le mode priorité ouverture

Donc on a vu précédemment, que l’on pouvait dores et déjà oublier trois modes lorsqu’on débute on photo. Il nous reste deux modes semi-automatique : priorité ouverture et priorité vitesse. Le mode priorité ouverture est juste incroyable. Vous réglez votre ouverture manuellement, c’est vous qui définissez la valeur f/, et l’appareil calcule tout seul le reste pour avoir une photo bien exposée. Vous pouvez également régler manuellement vos ISO, et l’appareil se chargera de trouver la bonne vitesse d’obturation pour la scène. C’est aussi simple que ca !

Donc en photo de portrait, c’est ce mode-là qu’il faudra privilégier. C’est le mode que j’utilise toujours depuis que j’ai commencé la photo. Je l’utilise tout le temps, même pour les paysage (en mettant un f/ plus grand par contre) ! Le seul moment où je n’utilise pas le mode priorité ouverture est en photo de studio, ou du moins quand des lumières artificielles entrent en jeu. Dans ces cas-là, il faut utiliser le mode manuel car sinon l’appareil va tenter de trouver une exposition correcte à la scène et en plus de ca, vos flashs vont arriver après. La photo sera donc complètement surexposée. En gros en studio c’est simple, il faut 100ISO pour avoir le plus de netteté possible. Avoir une grande ouverture pour avoir le tout qui est nette (du style f/8). Et enfin avoir une vitesse d’obturation comprise entre 1/60 et 1/250s afin d’être en accord avec la vitesse de synchronisation des flashs (1/160s est une vitesse classique en photo de studio). Et ensuite, il faudra manipuler tous les flashs afin d’avoir la bonne exposition.

Pour en revenir au mode Av, c’est donc le mode à utiliser classiquement en photo de portrait. Même dans les autres types de photo, ce sera le classique à utiliser : paysage, macro, animalier. Pour débuter en photo et même après, il est excellent.

 

Le mode priorité vitesse, autre alternative

Le deuxième mode qui peut être utiliser par les débutants, ca va être le mode priorité vitesse. Ce mode-là va plutôt servir quand vous voulez faire quelque chose en rapport avec la vitesse. Typiquement, si vous voulez faire de la photo sportive, vous allez paramétrer votre appareil à des vitesses très élevées du style 1/2000s afin de figer les mouvements.

Au contraire, si vous voulez avoir des traînées, voir que les nuages défilent, avoir la mer sous forme de buée, il faudra une vitesse lente. On mettra ici une vitesse du style 10s. C’est-à-dire que l’obturateur restera 10s ouvert, donc il faudra bien-sûr un trépied car personne ne peut tenir autant de temps sans bouger d’un poil ! C’est ce que l’on appelle la pose longue.

Ici, vous paramétrez vos ISO à 100 tranquillement, vous paramétrez votre vitesse en fonction de ce que vous voulez. Et l’appareil s’arrangera pour trouver une ouverture adéquate pour avoir une photo bien exposée.

 

Le mode manuel par la suite

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Le mode manuel est donc utile mais quand on sort du stade de débutant. Pour débuter en photo, c’est un peu juste. Je ne le recommanderai pas à une personne commencant en photo car il peut être compliqué de savoir comment bien régler son exposition au début. Vous risquez de vous retrouver avec une image toute noire ou bien toute blanche !

Par contre, quand vous avez plus de connaissances, le mode manuel vous permettra d’être vraiment créatif. Il vous permettra par ex de créer des photos que l’appareil considérerait comme ratées. L’image juste au-dessus en est un ex concret, c’est un clair-obscure. C’est-à-dire que l’appareil ne pourrait pas faire cela tout seul, car lui aurait exposé la photo dans son intégralité. Ici en mode manuel, on peut tout à fait vouloir de ne rien voir à certains endroits, qu’ils soient complètement noirs mais notre sujet est bien exposé. L’appareil lui, fait une moyenne de la luminosité actuelle pour faire sa photo.

 

Le mode de mesure de lumière

Pour faire vraiment rapide ici, votre appareil vous propose 4 modes de mesure de la lumière :

  • la mesure évaluative
  • la mesure spot
  • la mesure sélective
  • la mesure pondérée centrale

 

Pour faire simple, la mesure évaluative est une moyenne de la luminosité présente sur votre photo. L’appareil fait donc ses réglages pour que plus ou moins toute la photo soit correctement exposée, c’est le mode par défaut de votre appareil.

La mesure spot mesure la luminosité présente dans le centre de l’image, la zone prise en compte est petite (1.5% à 4% du viseur). Ce type de mesure ne convient pas dans la majorité des cas. Cependant, lors d’un contre-jour, il a son utilité car le modèle ne sera pas ainsi sous-exposée.

La mesure sélective est un peu comme la précédente, mais la zone prise en compte est légèrement plus large (6% à 10% du viseur).

La mesure pondérée centrale est un mode où la mesure va se faire principalement sur le centre de l’image mais l’appareil va tout de même prendre en compte la luminosité de la totalité de l’image.

Quand vous débutez, ne vous prenez pas la tête, laissez-le sur “mesure évaluative”. Il convient 90% du temps.

 

Faire la mise au point

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Au moment de débuter en photo, on se ne pose pas toujours la question de la mise au point. Pourquoi ? Tout simplement car l’on n’a pas encore en tête tout ce qui est profondeur de champs, zone de netteté, etc. Et puis, comme l’on a toujours eu des petits capteurs auparavant, en automatique tout fonctionnait bien. C’est ainsi la manière que l’on pense aux débuts.

Par contre, si vous achetez un reflex combiné à un objectif ouvrant grand, vous allez remarquer que cela ne se passe pas toujours comme prévu. Avec du matériel comme cela, la profondeur de champ se joue parfois à un seul centimètre. Une mise au point mal faite et on se retrouve avec les yeux flous. Encore sur APS-C, cela peut passer. Mais sur plein format, il faut vraiment faire la mise au point manuellement.

Ce qui je vous propose, c’est qu’au lieu de sélectionner automatiquement les collimateurs, vous le fassiez manuellement. La technique est simple. Il faut sélectionner le collimateur central, le pointer sur les yeux du modèle, appuyer à mi-course sur votre appareil, recomposer la photo et déclencher. Ainsi, vous êtes sûr d’avoir les yeux nets.

Par contre en paysage, vous n’êtes pas obligé de faire cette méthode car en paysage, on a envie que toute la photo soit nette. Donc en général, on est loin, on est au grand angle et à faible ouverture. Par contre, elle est applicable pour le portrait, la macro, l’animalier.

 

Composer sa photo

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En photo, il est très important de bien savoir composer sa photo. Effectivement, fini le temps des photos prises au hasard. Maintenant que vous voulez vous lancer dans la photo, il faut faire attention à soigner sa composition. En gros, il y a quelques règles très simples en terme de composition, vous avez quelques choix :

  • la règle des tiers
  • l’espace négatif
  • la symétrie
  • les lignes directrices
  • faire sans suivre de règles particulières

Très rapidement, la règle des tiers fait allusion à deux lignes verticales et deux horizontales. Vous avez donc 4 lignes, 4 intersections et 9 “cases”. L’idée est de placer des éléments sur des lignes (2/3 ciel, 1/3 terre) ou bien des éléments sur les intersections. Au lieu de mettre votre modèle au milieu de la photo, il est plus pertinent pour l’oeil de voir une photo où le modèle est à la première ligne verticale.

L’espace négatif fait allusion à avoir un élément sur une partie de la photo, et le vide néant sur la majeur partie de la photo.

La symétrie est une autre technique qui passe très bien et qui permet de varier de la règle des tiers. Il faut par contre que la symétrie soit parfaite.

Les lignes directrices sont également un type de composition qui fonctionne bien (il faut suivre les lignes directrices et attirer l’œil vers le point de fuite).

La dernière règle est qu’il n’y a pas de règle ! Vous êtes totalement libre de ne pas suivre tout ca, car les règles sont là pour donner une base, un principe mais on peut également faire différent. Il faut juste ne pas choquer la lecture de l’image en coupant une main, un pied, une cheville, un oreille, qu’il y ait un bâtiment coupé sur un bord de la photo, un tour qu’on aurait pas prise jusqu’à son sommet, etc.

 

Voila, j’espère vraiment que cet article vous aura aidé, j’ai essayé de faire le plus concret possible. J’ai volontairement raccourci certains éléments pour qu’ils soient compréhensibles pour bien débuter en photo. N’oubliez pas également de vous rendre sur les articles que j’ai inséré afin de rentrer plus dans les détails. N’hésitez pas non plus à me suivre sur Youtube si vous voulez en savoir plus ! Voila et je vous dis à bientôt 😛 😛

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